Historique de l'association

Historique de l’association

Préambule  destiné aux lyonnais  d’origine méridionale 

Bienvenue à tous ceux qui parlent la langue d’oc de leur village ou la lisent et à ceux qui souhaitent l’apprendre. A l’Escolo de la Sedo, nous parlons et apprenons le Provençal dans la graphie Mistralienne.

Les cours sont donnés par Michel Bonnefoy, d’Arles, Mèstre d’Obro, ancien souto-Sendi (Vice-syndic) de la « Maintenance de Provence du Félibrige » pour les Bouches-du-Rhône et membre de la Nation Gardiane.

Vous vivez aujourd’hui en région lyonnaise (ou proche : Vienne, Rive-de-Gier, Montluel...) et allez y rester un moment. Si vous êtes natif d’un des départements suivants : le Vaucluse, les Bouches-du-Rhône, le Var, l’Ardèche, la Drôme, les Alpes Maritimes, les Alpes de Haute-Provence, les Hautes-Alpes ou des départements de langue d’oc suivants : le Gard, l’Hérault, la Lozère, la Haute-Loire,  et que vous parlez notre langue, rejoignez-nous !

*******

L’association Escolo de la Sedo (« École de la Soie ») est placée sous le régime de la loi de 1901. Elle a été fondée en avril 1883 par un jeune Lyonnais, Paul Mariéton, fils d’un agent de change, et aussitôt reconnue par le Consistoire du Félibrige et rattachée à la Maintenance de Provence.

L’amour du Lyonnais Paul Mariéton pour la Provence date de 1880. Il n’a pas encore dix-huit ans lorsque, à l’occasion de la « retraite des philosophes » organisée chaque année au printemps dans les collèges dirigés par les Jésuites, le jeune Paul profite des temps libres pour lire les Isclo d’Or de Frédéric Mistral. Cette lecture le marque si profondément que quelques mois plus tard, le baccalauréat de philosophie en poche, il prend, avec quelques membres de sa famille, le bateau pour Avignon. Dans cette ville, il fait la connaissance de Joseph Roumanille et de sa célèbre librairie de la rue Saint Agricol. Grâce à la recommandation d’un ami de la famille, ancien préfet de la Loire, les Mariéton sont reçus très cordialement à Maillane le 10 août 1880. Commence alors, entre le fondateur du Félibrige âgé de cinquante ans, et le jeune étudiant qui n’a pas encore dix-huit ans – il est né le 14 octobre 1862 – une amitié très profonde qui ne cessera qu’à la mort prématurée de Mariéton le 24 décembre 1911. Paul Mariéton, encouragé par Mistral, veut faire surgir une voix félibréenne dans cette grande ville de culture traversée par le Rhône et il fonde en 1883 l’Escolo de la Sedo puis, en 1885, la Revue Félibréenne. Parmi les premiers membres de l’Escolo on relève le peintre Paul Chenavard, le poète Joséphin Soulary, le bibliothécaire Aimé Vingtrinier, le directeur de la Revue lyonnaise François Collet, le professeur Léon Clédat de la Faculté des Lettres de Lyon, l’organiste Paul Trillat.

220px-pau_marieton_dins_jourdanne

L’Escolo de la Sedo continuera à fonctionner un certain temps après la mort de son fondateur puis elle connaîtra une période d’éclipse. Grâce à l’action conjuguée de Mme Roch et de M. Roux, deux fervents Provençaux de Lyon, elle reprendra corps à l’automne 1952. En 1956, la bibliothèque comprend 150 volumes qui sont à la disposition des escoulan. La bibliothèque fonctionne alors tous les samedis, et les cours ont lieu ces mêmes jours, 15 rue Auguste Comte. Ils sont assurés par Mme Roch, M. Reynard, M. Perre.

Depuis, l’association poursuit ses activités : conférences, cours de provençal (cf. rubrique « cours de provençal » pour plus d’informations), repas de Calendo, tirage des rois et loto, sortie annuelle (cf. rubrique « évènements »). La publication d’un bulletin annuel, Lou Magnan, a été assez irrégulière : n° 1, 1957 ; n° 2, 1958 ; n° 3, 4 et 5 s. d. [1958, 1959] ; interruption jusqu’en 2001 avec un n° 7, puis n° 8, 2003 ; n° 9, 2005 ; n° 10, 2006 ; n° 11, 2007 ; n° 12, 2008 ; n° 13, 2009 ; n° 14, 2009 (150ème anniversaire de la publication de « Mirèio ») ; n° 15, 2012 (à la mémoire de Claude Tourniaire) ; n° 16, 2013 ; n° 17, 2014 ; n° 18, 2015 (centenaire de la mort de Mistral) ; n° 19, 2016.

Le bureau de l’Escolo comprend un cabiscòu/cabiscolo, un ou deux souto cabiscòu/cabiscolo, un secrétaire et un trésorier. Mme Roch occupa les fonctions de cabiscolo de janvier 1953 à janvier 1968 puis ce furent MM. Marcel Faidutti de janvier 1968 à janvier 1979 et Claude Tourniaire de janvier 1979 à son décès en mars 2011. Entre le décès de Claude Tourniaire et la tenue de l’assemblée générale en février 2012, l’Escolo fut administrée par les deux Souto-Cabiscòu Maurice Magnan et Brigitte Horiot. Depuis 2018, un nouveau bureau a été élu (Cabiscòu: Michel Bonnefoy, Souto-Cabiscòu: Maurice Magnan)

 

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s